La province de France
La Congrégation des eudistes est une société de vie apostolique fondée à Caen en 1643 par le prêtre saint Jean Eudes. Son nom officiel est "Congrégation de Jésus et Marie" (CJM)
Elle rassemble des prêtres, des diacres et des laïcs, incorporés ou associés, qui partagent leur vie de prière, leurs expériences et leurs engagements apostoliques.
La Province eudiste de France compte à ce jour près de 80 incorporés et 26 associés.
Comme au temps de saint Jean Eudes, la mission de la Congrégation au sein de l’Eglise est de travailler à l’oeuvre de l’évangélisation et à la formation de bons ouvriers de l’Evangile (notamment les prêtres, diacres et laïcs engagés dans l’Eglise).
Bien insérés dans les églises locales de part leurs tâches pastorales, les eudistes travaillent en collaboration étroite avec l’évêque et les prêtres du diocèse où ils résident.
La communauté Eudiste à Saint jean-Hulst
La communauté est actuellement composée de quatre prêtres : deux jeunes (Olivier Michalet et Mesmin Koukponou) et deux plus anciens (Joseph Le Gall et Charles-Henri de Blavette).
Leurs ministères sont variés : formation (Institut Catholique de Paris, Maison Saint Jean-Baptiste auprès des futurs candidats au ministère de prêtre), paroisses, divers accompagnements (Equipes Notre-Dame, Guides...) et tout spécialement l’accompagnement de l’animation pastorale de Saint Jean Hulst.
En accomplissant ces diverses tâches, les eudistes essaient de répondre à leur vocation d’"évangélisateurs-formateurs".
Le lieu d’implantation de la communauté au coeur de l’établissement scolaire n’est pas neutre. Même si deux prêtres seulement sur quatre ont une mission directe sur place à Saint Jean Hulst, c’est la communauté dans son ensemble qui se considère tout naturellement attachée à la mission spécifiquement eudiste de l’accompagnement des activités pastorales du groupe scolaire dont la responsabilité est confiée au chef d’établissement.
La création en 2002 d’un réseau de tutelle (comprenant Eudistes, les soeurs du Bon Sauveur de Caen, les soeurs de la Charité Saint Louis, et les soeurs des Saints coeurs de Jésus et Marie) témoigne d’un fort désir de faire connaître aux différents acteurs -surtout pastoraux- des établissements dont elles ont la tutelle, la spécificité de la tradition spirituelle qui leur est commune : " L’Ecole française de spiritualité"... afin qu’ils puissent mieux s’en inspirer dans leurs projets éducatifs et pastoraux.
Les occasions ne manquent pas (repas pris ensemble, accueils à la communauté, rencontres régulières ou, plus fortuites, dans les couloirs...) pour entretenir les liens de confiance indispensables entre l’équipe de direction de SJH, les laïcs engagés en pastorale et la communauté eudiste résidant sur place.
Les prêtres eudistes accompagnateurs dans l’établissement
Père Mesmin Koukponou, cjm
"Originaire du Bénin, j’ai grandi dans ce pays de l’Afrique de l’ouest francophone, où s’est déroulée la majeure partie de ma formation humaine, intellectuelle et spirituelle, grâce aux divers séminaires interdiocésains qui m’ont accueilli. Mon parcours académique s’est orienté aussi vers la philosophie que j’ai étudiée à l’Université Nationale du Bénin, jusqu’en maîtrise. J’ai rejoint ensuite la maison de formation des Eudistes à Abidjan après un temps d’aspiranat. Ma formation achevée, j’ai été ordonné prêtre, et après avoir exercé mes premières responsabilités, il m’a été demandé de rejoindre Saint Jean Hulst comme prêtre accompagnateur. Ainsi, depuis le 1er septembre 2007, je suis membre de la communauté des Pères Eudistes, au sein de l’établissement. J’accompagne plus particulièrement au primaire : les cycles 1 et 2, au collège : les 6èmes, 4èmes et 3èmes et enfin au lycée conjointement avec le Père Olivier Michalet : les 1ères et Terminales. Je suis aussi présent sur les paroisses de Bailly et de Noisy comme vicaire. "
Père Hubert Mouton, cjm
Le fil rouge de ma vocation est de construire l’homme. Aussi après de nombreuses années d’engagements à tous niveaux dans le scoutisme, je décide de me consacrer à la médecine.
Mais après 4 années, je prends conscience qu’il y a une façon plus définitive de mettre l’homme debout que de lui redonner la santé, c’est de le faire participer à la résurrection du Christ, j’entre donc au séminaire des Eudistes.
Après mon ordination, mon supérieur provincial me demande d’achever mes études de médecine, ce que je fais non sans plaisir, puis d’exercer. Je me retrouve ainsi pendant 22 ans médecin du travail dans une entreprise de Poids Lourds. Unifier l’homme dans sa vie personnelle et professionnelle. Toute humanisation est chemin de christianisation.
Puis pendant 4 ans je deviens aumônier de SJH. Au milieu de tout cela, j’enseigne la morale sexuelle et familiale pendant 16 ans au Séminaire de Caen. Après quelques années comme curé-Recteur de la Basilique N.D. de la Délivrande, je reviens sur mes terres parisiennes pour prendre la direction du Foyer St Jean Eudes au moment où il s’oriente vers un foyer pour jeunes étudiants.
Les événements et la proximité me font intervenir à SJH en bioéthique et sexualité chez les secondes et pour les retraites de confirmation chez les troisièmes. Construire l’homme, toujours !
Père Romain Drouaud, cjm
